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Les verrues

Date  de  parution : 02 Septembre 2008
Article modifié le : 02 Décembre 2008

 
 
- Comprendre
- Les causes
- Les examens
- Les traitements
- Les conseils
  • Une infection virale bénigne

Revêtant de multiples aspects suivant leur localisation, les verrues cutanées affectent environ un quart des enfants d’âge scolaire. Il s’agit d’une infection cutanée bénigne et peu contagieuse liée à la présence d’un papillomavirus à la surface de la peau. Dans la grande majorité des cas, les verrues disparaissent spontanément dans les 2 ans.

 

Les verrues, encore appelées papillomes viraux, sont des lésions cutanées bénignes, c'est-à-dire sans gravité, correspondant à des excroissances de peau. Elles sont liées à l’infection de la peau par un virus appelé « human papillomavirus » ou HPV dont il existe de nombreux types différents. On distingue plusieurs sortes de verrues en fonction de leur aspect, de leur localisation sur le corps et du type de virus HPV responsable. On distingue ainsi principalement les verrues vulgaires, les verrues plantaires, les verrues filiformes et les verrues planes.

 

Les verrues vulgaire

 

Les verrues vulgaires sont des lésions hémisphériques uniques ou multiples surélevées et dont la taille varie de quelques millimètres à 1 cm. Elles sont localisées principalement sur le dos des mains et les doigts. Elles peuvent également se situer en périphérie des ongles et entraîner alors des anomalies de ces derniers et peuvent être très douloureuses à cet endroit.


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  • Comprendre

Les verrues plantaires

Il existe deux types de verrues plantaires :
- La myrmécie qui est une lésion le plus souvent unique, bien circonscrite, ponctuée de points noirâtres, et parfois douloureuse à l’appui.


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- Les verrues mosaïques qui sont localisées au niveau de la plante des pieds, mais aussi au niveau des mains et en périphérie des ongles, et se présentent sous forme de plaques de peau épaissie recouvertes de lésions multiples superficielles non douloureuses.


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Les verrues filiformes

Les verrues filiformes sont situées principalement au niveau du visage, en particulier autour de la bouche et au niveau des zones de rasage (cou). Elles sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes.


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Les verrues planes

Les verrues planes siègent surtout au niveau du visage et sur le dos des mains. Il s’agit de lésions papuleuses arrondies ou polygonales (formes géométriques à plusieurs angles) de petite taille, de couleur chair ou pigmentées, retrouvées par dizaine ou par centaines, sous forme de plaques ou de stries secondaires au grattage.


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Les verrues génitales ou condylomes

Certains papillomavirus affectent non pas la peau mais les muqueuses, en particulier les muqueuses ano-génitales, et sont responsables de condylomes ou verrues génitales. La contamination se faisant essentiellement par voie sexuelle, les condylomes sont considérés comme une infection sexuellement transmissible et traités dans la rubrique « infection sexuellement transmissible ».

Une des affections cutanées les plus fréquentes


Les verrues cutanées sont fréquentes et concernent, en France, un individu sur quatre (26 %), en particulier les enfants de 5 à 15 ans puisque l’on considère que 50 à 70 % d’entre eux développeront des verrues vulgaires et 20 à 30 % des verrues plantaires. Leur incidence décline au-delà de 15 ans et jusqu’à l’âge de 20 ans, pour augmenter à nouveau après 25 ans.


Même si elles touchent principalement les enfants, elles ne sont toutefois pas exceptionnelles chez l’adulte. Elles se rencontrent également fréquemment chez les sujets immunodéprimés, en particulier les sujets ayant subi une greffe du rein en raison des traitements immunosuppresseurs nécessaires à la greffe. Un bilan immunitaire comportant la numération des globules blancs ou leucocytes et une sérologie VIH peuvent être prescrits lors de l’apparition de multiples verrues très profuses chez un adulte « a priori sain ».


Une maladie peu contagieuse


La principale source de contagion est la lésion cutanée elle-même en raison de la dissémination dans l’environnement des squames épidermiques infectées par le virus HPV. Le principal réservoir de virus est donc l’individu porteur de verrues. La transmission interhumaine est le plus souvent directe par contact cutané, favorisée par des effractions cutanées et/ou un dessèchement de la peau.


Certains facteurs environnementaux semblent jouer un rôle important dans la dissémination comme les milieux humides (piscines, salles de sport, transpiration des pieds), les contacts étroits entre individus (scolarité), la taille de la famille (plus elle est grande, plus les verrues sont fréquentes), la vie en collectivité ainsi que la vie en milieu rural. Certaines professions favorisent également la prolifération des verrues, notamment les professionnels manipulant de la viande, des volailles et des poissons (abattage, bouchers, vétérinaires).

Une évolution spontanée vers la guérison


Le système immunitaire permet le plus souvent l’élimination des lésions. Chez l’enfant, dans la très grande majorité des cas, la durée moyenne d’évolution des verrues cutanées est de 2 ans. On estime en effet qu’environ un tiers des verrues guérit spontanément en 6 mois et que la régression spontanée dans les 2 ans s’observe dans deux tiers des cas.


Verrues et cancer


Les HPV responsables des verrues des mains et des pieds n’entrainent pas de cancer cutané, autrement dit les verrues ne favorisent pas la survenue de cancer cutané. A la différence des HPV muqueux responsables du col de l’utérus, les HPV cutanés ne sont pas directement cancérigènes.

En revanche, une verrue plantaire siège d’une ulcération chronique ainsi qu’une verrue péri-unguéale (autour de l’ongle) ulcérée ou modifiant l’ongle doivent faire consulter un dermatologue afin d’éliminer un cancer cutané pouvant prendre l’aspect d’une verrue.


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Dossier réalisé d’après des entretiens avec des dermatologues référents de la Société Française de Dermatologie par le Dr Dominique Triviaux, médecin-journaliste.